Rosabelle

Pendant ce temps là à New York City…

Deux semaines après le départ de ma petite famille
La vie new yorkaise suit son cours.
Les pauses déjeuners s’allongent entourée de Yohann et Sami
à choisir inlassablement entre Wendy’s
–ohhh mon Dieu ça y est je me suis mise au fast food-,
Smyles –deli sur la cinquième avenue-
ou notre éternel chinois.
Chinois extrêmement bon marché mais
où l’on doit subir les hurlements de la cuisinière.
Imaginez « nouilles sautées »,
« poulet laqué »
ou « riz cantonais »
hurlé durant tout votre repas
par une chinoise, en anglais,
à une armée de cuisinier.
Sans exagérer c’est l’enfer !
Et puis on reprend les même,
happy hour, sorties du samedi soir et soirée « Lost ».

Petite anecdote : nous avons eu
avec Laurène la brillante idée
de nous enfermer à l’extérieur de l’appartement,
clés à l’intérieur, bien évidemment...
Rosabelle, fais moi plaisir, commence les histoires par le début..
Nous nous préparions amoureusement un petit bouillon (oui, oui)
lorsque nous vint l’envie pressante
d’une bouteille de Côtes du Rhône. (cela ne se contrôle pas)
Je fais remarquer
à ma chère et tendre colocataire
qu’il faudrait peut être baisser le feu sous le gaz.
Elle me rétorque que l’on devrait l’éteindre « au cas où ».
- Au cas où quooooooooooooi ???
- Que l’on oublie toutes les deux nos clefs à l’intérieur l’appart ???
Si ce n’est pas un coup monté ça, je me demande ce que c’est.
Enfin certains diront que nous avons évité le drame et…. n’auront pas tort.
Tout ça pour vous dire que je ne change pas…
Je tiens à vous rassurer –pour ceux qui s’en préoccupent-
nous ne dormons pas sous les ponts mais cette aventure
nous a value deux heures d’attente dans le couloir
–avec une bouteille de vin certes mais sans ustensile pour l’ouvrir-
et la maudite - et non pas modique - somme de 20 dollars
payé en cash à notre très aimable « super » Al.


Le nez rouge, un gros manteau, je change de peau…
Le froid hivernal envahit New York et notre quotidien,
les arbres commencent à s’habiller de guirlandes,
je sens Noël à plein nez et
avec lui la fin de mon séjour.

Enfin la fin de mon séjour a bien failli aujourd’hui être légèrement modifiée.
La RH est venu perturber ma pause machine à café pour m’annoncer :
- Your internship ends on the 30th of December.
- Euh euhhhhh sorry. Are you fucking kidding?
Ca c’est impossible.
Je me suis vue l’espace d’une seconde
passer noël, seule,
enfermée dans mon loft
à regretter ma famille et à rêver de foie gras.

Après être aller pleurer chez mon boss
qui me dit aimablement
qu’après le 30 Novembre il n’a plus besoin de moi
-et moi qui me croyais irremplaçable-
j’ai réussi à régler ce petit problème.
Je rentre donc comme prévu le 8 Septembre à Paris.
Arrivée 7h 45.
15h00 entretien pour un stage. Sympa. Je promets d’être efficace.

Still non fumeur. Pas drôle.
Pas encore rentrée que je prépare
certainement
un nouveau départ
septembre 2006 Argentine
Je vous donne plus de détails quand cela se précisera.

Voilà pour les petites nouvelles.
Et vous savez quoi ??
vous avez même le droit de m’en donner !

Je vous embrasse tous,
Rosabelle.

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Dix huitième semaine et dix- neuvième semaine…

Oui je sais je suis une feignante…
I apologize.
J’ai bien évidemment un milliard de bonnes excuses… qui ne tiendront pas la route.

Semaine agitée qui précède l’arrivée de la smala Forzy
Rencontre d’un collègue qui
« fait grève depuis Juillet mais ne l’a pas encore annoncé à son boss »
- je préfère, personnellement,
l’idée de sinécure,
n’ayant pas
à proprement dit
de revendications-
Ce jeune homme, Yohann, a
la fâcheuse manie
de provoquer des maux de tête
très intempestifs à sa collègue d’happy hour.
Oui, moi.
Arrivée à New York de mon petit président (BDE) Matthieu,
qui a pu hier soir vérifier l’adage qui affirme que New York « ne dort jamais ».
Les journées qui suivent nos sorties hebdomadaires
sont ponctuées de silence, de bredouillages
et de mes « je t’déteste »,
marque d’affection remerciant Yohann
de son idée brillante de prendre
un éternel « dernier verre ».

New York va bien.
Encore toute chamboulée
-définitivement féminin-
par la venue de toute la petite famille Forzy.

Semaine incroyable.
Cela fait tellement de bien de les avoir tous autour de moi!
Petits et Grands suivaient le programme,
titanesque,
d’un Papa absolument maître de la situation.
Ballade en hélicoptère
où le pilote a pu allégrement
s’apercevoir que les adultes
n’ont pas toujours un droit de parole.
Tristan et Solenne monopolisant
allégrement
les micros pour donner
leurs impressions
sur Babylone la Grande vue du ciel.
Le Metropolitan Museum
s’est transformé à notre arrivée en immense terrain de jeu :
peu orthodoxe…
–c’est pour changer du « pas catholique »
que j’aime pourtant beaucoup.
Enfin bref j’ai du faire face,
entourée de Van Gogh,
à un véritable siège
de Tristan et Solenne
ayant pour mission de récupérer
coûte que coûte
le badge orange qui permet l’entrée au musée.
Van Gogh,
j’ai le malheur de vous le dire,
n’étant pas d’un grand secours
j’ai été terrassé, non sans combattre.
Nous avons dîné dans un Steakhouse.
Tristan nous a dit que s’il mettait les étoiles (du guide Michelin),
lui, il en mettrait cinq à ce restaurant (peu commun).
Quentin a pu apprécier les lois américaines
concernant
la limite d’âge pour boire de l’alcool aux Etats-Unis
(évitez de lui parler du serveur de l’hôtel, s’il vous plait !)
Journées shopping avec Albane et Tiphaine
où nous avons écumés les magasins new-yorkais.
Et Solenne a réussi a faire acheter à papa les bottes de cowboy qu’elle voulait
-enfin croyez moi vous auriez vu ses yeux en nous les montrant personne n’aurait pu resister !
Ils sont tous finalement repartis hier soir, sans moi.

Voila pour les nouvelles rapides
Ohh si j’arrête de fumer
cela fait cinq jours et je ne rigole pas trop !
Toujours dans mes recherches de stages pour Janvier qui n’avancent pas…
Le management culturel a l’air d’être un secteur un peu plus bouché que la finance !
Enfin je ne désespère pas…
Je rentre dans un mois jour pour jour,
je commence déjà à avoir le blues de quitter cette vie.
Classique.
- ravie pourtant de quitter ce maudit front mais vous vous en doutez.

Je vous embrasse tous
Rosabelle.

p.s : petit debrief sur la famille pour ceux qui ont du mal à suivre
Papa, Moi, Quentin(20) , Albane (15), Tiphaine (13 jusqu’à dans peu de temps), Solenne (8) et Tristan (7).
p.s2 : ce texte sera certainement modifié mais je préfère le mettre en ligne avant…

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Quinzième, seizième et dix-septième semaine…

Je vais de suite annoncer la couleur, je suis d’humeur massacrante !
Je suis en retard… et je le sais ! Merci.
Ce qu’il s’est passé ? J’ai eu, comme qui dirait, de la compagnie.
Qui ? Un globe trotteur novice, mauvais joueur, et une Madone aux yeux revolvers.
Ne croyez pas pour autant que nous ayons chômé,
nous avons méticuleusement travaillé
pour que vous puissiez avoir de passionnantes histoires.

Pour vous montrer que je ne raconte pas de blagues :
Olivier et moi avons assisté à une fusillade,
et oui !

Brooklyn.
Un homme attendant le métro. Un jeune délinquant.
Arrive ce qui devait arriver.
Pour un téléphone portable : une winchester, un braquage.
Une balle perdue dans la cheville de la jolie (pourquoi pas ?) madame.
Mon poing, précis, qui écrase le visage de l’homme armé.
Olivier qui ceinture l’agresseur.
(C’est son côté non violent)
Arrivée des policiers.
Mains en l’air.
Foule curieuse.
Tout le tintouin…

Pour mon acolyte
(non Quentin, acolyte, pas alcoolique),
ceci est la version officielle.
Pour les autres,
si on vous raconte que nous sommes arrivés
deux minutes après la bataille
et que nous avons appris ce qui s’était exactement passé le lendemain
dans le New York Today (+ une barre céréalière)
après avoir désespérément cherché la signification de ankle,
sachez que cela n’est évidemment que pur mensonge.

Je me rends compte que certains ne connaissent pas Olivier.
Disons que
c’est le genre de personne
à attendre d’être assis sur le banc pour déballer sa glace et la manger.
(Tu l’auras voulu ce mail commun. Quitte à t’en prendre plein la tête. Alouette.)
S’il vous raconte qu’il m’a écrasée aux échecs,
à Tompkins Park devant un misogyne hystérique
ou m’a humiliée au 110 Greenwich,
avec Barbara pour unique témoin,
demandez-lui des preuves
(des marques au crayon à papier n’étant évidemment pas des preuves !)
Rappelez-lui aussi qu’il manque des milliers d’occasions de garder le silence
et qu’il a,
une nouvelle fois,
le don de dire exactement
La chose qu’il aurait fallu taire.
Enfin…
il venait tous les jours pointer devant Dexia
à midi,
me faire déconnecter de mes SWAP
pour mon plus grand plaisir,
je dois l’avouer.
Alors...
(attention, non pas que j’aie une once d’affection pour lui, ne vous méprenez pas.)

Et puis ma’ Aude…
Ayant rapidement admis que,
nous aussi,
nous mourrions seules,
découvertes trois semaines plus tard
dans notre appartement
à moitié dévorées par notre Berger allemand,
nous avons noyé notre chagrin dans la soupe de champagne
et nous sommes gavées d’hagen daas, lasagnes et autres plats diététiques.
Nous avons, comme à notre habitude, refait le monde.

Attention ! Cela ne s’improvise pas un refaisage de monde !
Cabrel.
Soupe de Champagne.
On commence par se rappeler
les bons vieux souvenirs
(Ahh tu te rappelles…),
puis on casse quelques dents,
refait certains visages de salops qui nous ont fait du mal,
on râle sur notre avenir incertain,
sur nos études,
pour en venir, après 7 heures de discussions,
à l’inévitable conclusion que ce monde est pourri, injuste,
et que nous ne le changerons pas lovées dans nos fauteuils…
mais que cela nous a fait du bien.

La pluie et le froid glacial de New York,
permettent de découvrir les derniers optimistes de cette foutue planète.
Tout d’abord, regardez leurs pieds.
Vous remarquerez ces derniers utopistes
à leurs nu pieds, leurs tongs et autres chaussures du même acabits.
Et puis il y a les folles… Autre catégorie ne vous trompez pas.
Celles, qui en plus des chaussures,
sont vêtues comme en plein été.
Celles qui sur Prince street
se prennent une incroyable saucée, et commencent une course effrénée
(et oui…)
rythmées par les fou rires nerveux
de ma’Aude trempée.
Je ne m’attarderai même pas sur celles
qui ont l’idée brillante
de porter pour parfaire le tout
un t shirt blanc. (oui, ca va !).

N’oublions pas les quelques moments passés tous les trois ensembles,
où nous avons partagé
des smoothies,
des grands moments de silence (la)
et des parties d’échecs.
Enfin,
Il est important de rajouter que
ces deux énergumènes n’ont pas visité New York,
ils étaient à New York.

Simplement pour que je n’oublie pas. Deux souvenirs en vrac :
L’expression d’Olivier entendant la sonnerie d’un réveil,
bloqué dans une machine en bois surréaliste.
Figure décomposée qui laisse entrevoir
qu’il a perdu tout contrôle de la situation,
visage que je n’avais, avant cet épisode,
eu la chance de voir qu’une seule fois,
alors qu’il s’était retrouvé,
malencontreusement,
entouré par les bras d’une tenancière de bar alcoolique
(c’est là où tu te dis que tu n’aurais pas pu écrire le même mail commun).
Et puis les ongles de ma Daude,
dans une boite de nuit douteuse du lower east side,
se plantant dans la main d’un jeune homme,
qui avait eu la mauvaise idée de croire que
« sur un malentendu cela pouvait passer »,
et qui avait (erreur !)posé sa main affectueusement sur son dos.
Merci.


Enfin pour terminer ce long long mail,
disons que, hier,
nous nous sommes retrouvées avec Laurène,
pour la première fois depuis fort longtemps,
seules dans notre loft.

Et que bien sur J’Attends ma PITIT famille !!!!!!
Ils arrivent dans deux semaines !
Le clan Forzy débarque à New York au grand complet,
pour le plus grand bonheur de l’aînée.

Tenais enfin à remercier le plus grand
(le seul ? oui sûrement…)
lecteur de mon blog.
Il est en les tous les cas le seul qui me laisse des commentaires.
Merci Vincent.

Je vous embrasse tous et attends de vos nouvelles.
Rosabelle.

Jess : alors ta vie, tes histoires moi je veux ! Nicole : merci pour les conseils Jo : j’essaie de t’appeler ce week end. Ce wifi m’énerve mais m’énerve ! Ma petite famille : je vous attend ! Bourgelas : comment allez vous tous ? Chérinou : I miss U. mon nouveau Globe trotteur : et voila…. Olivier : espère que tu auras rapidement skype I miss U. Lina : pas de nouvelles… alors ta vie ? Cam : t’appelles ce week end, je prépare les fleurs. Bastien : espère que tout va bien, embrasse une nouvelle fois tes parents pour moi Clem : allez petite Carrie ! Congratulation pour ta nouvelle vie. Braqui : Ouh que tu m’énerves ! Des nouvelles ! Damien : alors la.. pas du tout de nouvelles ! ehh ohhhhh. Mon FX : gagne au loto, on part en voyage. Cel : comment va ma petite malade ? Vovoï : tu as reçu ma lettre ? Bonpa : une peinture de NYC vu par bonpa, s’il te plaît. Nana : merci pour ton appel. Quentin : t’attends ! le 1er Novembre plus de cigarettes ! Laurène : ca y est à nouveau seules… t’inquiète c’était trois semaines Ellen : suis ta plus fervente lectrice. Sev et Guillaume : espère que votre petite vie toulousaine se passe bien. Padre : suis contente de savoir que tu vas bien! Marianne : comment se passe ta petite vie ? Marion : alors cette Espagne ? Didi : espère que tes compagnons à têtes plates vont bien et que tu t’eclates dans ta nouvelle vie. Stef : le marché parisien toujours aussi booké ? Noki : on m’a retourné tes shoes je renvois. Vincent : encore une fois merci. Isabelle : comment va ta petite famille ? Chloe et Celine : n’ayant pas envie de mettre ca sur le blog… je sais que si quelau’un le lis c’est vous. Jeanne : ai ete contente de parler avec toi. Cedric : que deviens tu ? Tante Chris : merci attend l’envellope te tiens au courant espere que toute ta famille va bien. Agnes : tu recois mes mails ?

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Treizieme et quatorzieme semaine.

Observation de la semaine Babylone la Grande est très très bruyante !

Il y a quelques semaines face aux observations de ma colocataire préférée je faisais preuve d’un optimisme à toute épreuve.
- Tu entends cette ventilation ! Perpétuellement ! C’est Affreux !
- Imagine que c’est une immense cascade.
- Les sirènes des pompiers ! toute la nuit !
- Des jouets d’enfants.
- Oui, bon, en bref on s’autorise à confondre les écureuils et les rats ??
Ecoutez-moi cette Ingrate ! M’affubler de ses propres vices… Grand Dieu ! oui, je sais il faut que je laisse Dieu en dehors de tout ça…

Entre temps, une semaine s’est écoulée. Les crêpages de chignons des mamas qui sortent de boîte. Les warnings de leurs monstres roulants. Le marteau piqueur matinal. Les travaux nocturnes des BTP locaux. Je sens mon optimisme fondre… Hier soir, Laurène, Guillaume, le frère de Laurène, et moi, bien décidés à rattraper le sommeil perdu, couchés à 23h00, nous nous sommes retrouvés dans le salon, réveillés par le chant des camions. Lovés dans nos fauteuils, parcourus par des fou rires nerveux, nous nous sommes drogués à la camomille. Les vapeurs de tisanes aidant, nous avons délirés sur les divers moyens que nous pourrions utiliser pour combattre nos insomnies. Au plus haut de nos délires, le sport a été évoqué, douce utopie… Ceux qui ne connaissent pas Laurène, il ne doit pas y en avoir beaucoup mais quand même, pourraient croire qu’elle est peut être différente, qu’elle a peut être contrairement à moi une once de goût pour le sport… Oubliez ! Nada ! Rien ! Que dalle ! Même combat ! Ce n’est pas pour rien que nous sommes parties ensembles. La seule chose sur laquelle notre goût diffère de façon cruciale est le choix de la couleur du vin… Essentiel !

Aussi mon cher et tendre frère est arrivé !
Lundi, nous devions déjeuner ensemble à midi. Vous me connaissez quand il s’agit de quitter ce maudit front office je suis à l’heure. 12h00.12h05.12h10. Mes collègues commencent à voir que je fais le pied de grue devant mon boulot. 12h15.12h20. 12h30. Un collègue ose venir me déranger dans mon attente, You are waiting for a date ? Ca le fait marrer le coup du lapin. 12h40. Les gens commencent sérieusement à se foutre de moi. Je sens qu’ils ne sont pas persuadés que j’attends bel et bien mon frère. Une seule envie : l’étrangler ! 12h50 : Divine apparition.
Pas de commentaires !! Je me suis perdu !!!
Et voilà comment me frustrer pour toute la journée : je n’ai même pas eu la satisfaction de l’engueuler.
Quentin me pose des lapins, Quentin confond un sèche linge et une machine à laver, Quentin a des espadrilles qui..., Quentin n’aime pas les anciens de la légion bourré mais Quentin apporte du très bon vin, Quentin n’a pas encore brûlé notre appart, Quentin nous fait marrer. Bref ça fait du bien de le voir !

Sinon le boulot se passe… comment dire… se passe. Hier un ami de Laurene est venu prendre un verre et me pose des questions sur la finance. Je suis devenue assez agressive, je l’aurais mordu. Ca devient épidermique ! Pas bon !

Grande évolution : le Doorman m’appelle « darling », « sweetheart », « gorgeous », bref c’est la fête ! Je n’ose rien lui dire de peur qu’il ne me laisse pas rentrer dans l’ascenseur mais je bous. Cette histoire va mal se finir je vous aurai prévenu. Aussi simplement pour ne pas que j’oublie : soirée à Brooklyn avec Quentin et Laurène géniale, concert de Métal à Tompkins park ( ?!!??), soirée au Smalls, etc.

Voilà je n’ai plus de secret pour vous…enfin presque.

Je vous embrasse, Bonne reprise (alors la je me marre !!!),

Rosabelle.

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Dixieme, onzieme et douzieme semaine…

Comment ça j’ai pris du retard ? Bop….

Alors notre petit loft se porte comme un charme, la chaleur devient tolérable. Le doux chant des marteaux piqueurs nous réveille à sept heures chaque matin. Ayant personnellement une passion incommensurable pour les réveils quels qu’ils soient, cela ne fait qu’augmenter ma bonne humeur légendaire. Je ne demande pas de commentaires. Merci.

Trois semaines majoritairement rythmées par les visites.

Commençons par Vincent et Tat’s, mon cousin et une de ses amies, charmants jeunes gens. Vincent, notre Mac Guyver attitré, a remis sur pied le 110.
Puis nouvelle salve, Sev et Guillaume, couple d’amis de Laurène. Nous avions un cuistot à domicile Guillaume reviens ! Sev si tu nous évites les urgences, tu peux l’accompagner. Ils ont écumé les stands de gadgets touristiques de Manhattan : des bracelets I love NY, une chaîne avec un moniteur où défilent régulièrement des Reste Souple, New York City, 123 West Street et autres idées brillantes de Guillaume, n’oublions pas une superbe couronne en mousse verte de la statue de la liberté. Je crois que je n’ai pas besoin d’aller plus loin pour que vous compreniez qu’ils sont fadas ! Ils ont essayé de nous traîner dans une soirée électro, Mais si tu verras c’est un peu smooth mais pas trop transe. Oh Joie, Oh Bonheur, en entendant ces mots. Toute la Musique que j’aime…

Et bien sur le seul nouveau résident permanant Niko, jeune homme passionné de polaroïd et de vodka orange. Il nous a transmis sa lubie pour les petits formats photos ! Il nous quitte plus tôt que prévu, séjour bref mais sympathique. Entre temps, République Dominicaine ! Je me suis envolée samedi matin pour rejoindre ma petite sœur Albane dans un coin de paradis. Banou, une réflexion sur ma taille ou mon bronzage et ça va barder ! Cette jeunesse, Plus de respect… Détente et baby sitting. Du bonheur en boîte… de nombreux fous rires dus à Axelle, charmant bout de chou aux boucles blondes qui devient une tornade dès qu’on la contrarie. Soulignons l’accueil incroyable de Claire et Philippe, le rire d’Alix et les moqueries de ma Banou.

Mon retour fut mouvementé puisque je n’avais pas tous les papiers nécessaires. J’ai donc passé trois heures dans les bureau de la douane à pleurer toutes les larmes de mon corps, technique qui a fait ses preuves et que je maîtrise somme toute plutôt bien. Ne surtout pas oublier dans ses cas là de mettre un didn’t know entre 2 sanglots et de faire des grands yeux de chien battu. Pour finir une dame énorme et toute noire est venue me dire d’un ton autoritaire qu’elle fermerait les yeux pour cette fois-ci. Ouf, c’est qu’ils sont pas très drôles en ce moment les ricains à la douane…

Nous avons visité le PS1, annexe du Moma, musée d’art moderne. Sur un fond de techno, nous avons pu admirer des créations… originales… Si quelqu’un me dit un jour que ses œuvres ont été exposées au PS1, je pars en courant, qu’il ait l’air gentil et tout et tout, je m’en fou. Plus je visitais, plus je me disais que les artistes devaient être sacrément atteints, l’ambiance était oppressante, les œuvres dans leur immense majorité morbides ou traduisant d’un égocentrisme assez déconcertant.

Petite nostalgie le 15 et le 16 de ne pas avoir été dans le Gers, mais si mon popa me l’autorise rendez vous le 28 Décembre (cette date me plait…).

Je vous embrasse et espère avoir de vos nouvelles même si vous êtes en vacances. Veinards.

Rosabelle.

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Neuvieme semaine.

Pour votre information, je suis assise en tailleur dans notre loft downtown (ça fait son effet, non ??) Apres deux mois de galères, nous sommes donc installées. Plafond haut, murs blanc cassé et immenses fenêtres. Il est situé au huitième étage. Il faut juste préciser que cela pose un petit problème…à cause de l’ascenseur… ma’ Aude est claustrophobe, (ah oui, Aude est a l’honneur cette semaine, c’est son anniversaire, oui, elle l’est un peu tout le temps, mais tout particulièrement cette semaine), bref, bref, nous avons une superbe vue. Je vais préciser un peu pour que vous ayez une vue d’ensemble : nous avons une mezzanine, sur laquelle je dors, une table basse à trous, je ne suis pas sûre que ça vous parle, un mixeur qui broie même les glaçons (si, si) et un toasteur de compet’ ! Je ne suis pas sûre non plus que ça vous intéresse, enfin après tout, si vous êtes arrivés jusque là. Et puis, (donc je continue pour ceux qui suivent) nous avons le wifi, merveille de la technologie qui m’a permis hier de faire les courses sur internet, les dites courses arrivent ce soir au pied de ma porte. Pour ceux qui souhaitent me faire remarquer que c’est normalement réservé pour les vieilles dames (j’en connais déjà un qui l’a fait), je dirai que je ne vois pas pourquoi il n’y aurait qu’elles qui en profiteraient, zut, pourquoi je me priverais d’une commodité que l’on m’offre (ça c’est toujours vite dit, je vous l’accorde).

On sonne. Pause. Vais ouvrir. Laurene. Debriefing dates. Textos. Dog eat dog… Laurène pour Jess.



Retour moutons. D’accord j’arrête. Ohhh ça va, il faut bien que je m’amuse un peu… coooomment ça à vos dépens, rien du tout.

STOP. Triste nouvelle. STOP. Les minous sont partis. STOP.

Ils sont rentrés en France et m’ont abandonné devant le 110 Greenwich. Petit pincement au cœur. Parmi les meubles qu’ils nous ont laissés, nous avons trouvé une règle molle ( ???), des bougies odorantes, une crème super dose anti oxydant complex with vitamins ACE, une bouteille de vodka plus grande que moi, un guide sur les relations à distance, de l’encens et le fameux « Qui a tué New York ? ». Apres un premier inventaire très global de ces trésors, nous avons trouvé préférable de ne pas nous attarder sur tous ces objets afin d’avoir la surprise pour la prochaine fois. Quel goût du risque, Quel esprit d’aventure, me direz vous, Oui… c’est tout nous... Notre voisin de palier est un petit bonhomme bodybuildé, très gai (à orthographier suivant l’humeur) qui est toujours précédé de son petit chien, merveille des merveilles.
Voilà à peu près en ce qui concerne notre nouvel appartement.
Laurene m’a fait remarquer que j’étais d’une humeur accablante

Ca sonne, Ca me saoule…. Pffffff

me connaissant j’espère que vous ne croirez pas ce genre de rumeurs douteuses.

Je viens de recevoir un mail de Jo qui, je cite, « a hâte de [me] voir et surtout de voir [ma] grosse tête qui sourit aux conneries qu'elle raconte... » voilà voilà…. Jo, Je n’ai pas une grosse tête ! Avouez que ce n’est pas très flatteur… et s’il m’arrive parfois, mais très rarement, de rires à mes propres blagues, je te prierai de ne pas appeler ça « conneries », s’il te plait. Non mais oh. Fin de la parenthèse.

Samedi soir, la secrétaire d’ Universal Music nous a invitées avec « ses amis » dans un pub irlandais. En arrivant nous avons pu constater que cette soirée était ce que l’on appelle communément un guet-apens. En effet « ses amis » étaient au nombre d’un, jeune homme trèeees gentil, (oui messieurs si on vous fait ce genre de compliments c’est que c’est franchement mal barré, désolée) passionné de jazz comme Laurène, et qui adorait les françaises, dixit notre charmante secrétaire. Comme quoi le hasard fait bien les choses (un petit proverbe au passage…).
Puis vint le moment de la question cruciale posée par Ashley, oui oui la secrétaire :
- Comment tu le trouves ? (mais oui bien sur c’était en anglais)
- Euhhhh ils sont sympas… euhhh et toi Rosabelle tu le trouves comment ??
Mémorandum : changer de colloc et de façon plus large d’amie
Bilan de l’histoire nous sommes tout de même invitées pour Thanks Giving.

Dernière nouvelle toute fraîche : mon patron m’a donné deux jours de congés : du coup je vais rejoindre Banou en République Dominicaine… Youhouuuuu… trois heures d’avion pour rejoindre Albane, Alix, Claire Laviec et toute sa famille dans un coin de paradis. C’est top, vraiment c’est top. Enfin je ne vais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué (et 2 proverbes, 2, j’adore…) parce qu’il peut m’arriver bien des broutilles (chouette mot à garder) avant.

Vincent, mon petit cousin arrive demain…
Ah oui aussi : ce n’est pas parce que vous êtes en vacances que vous devez arrêter de m’écrire.

Voilà je vous embrasse tous fort.

Je pense bien à vous,

Rosabelle.

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Huitième semaine…

Reprenons nos protagonistes et faisons un bilan de 2 mois à Thompson Street :
Laurène a pris ses petites habitudes, journées bien remplies à ECM où elle croise dans l’ascenseur Beyonce et autres vedettes du moment. Le soir, après un petit passage éclair dans l’appartement, elle va à ses « dates » (pour ceux qui n’ont pas les références, oui certes références assez moyennes mais tellement appropriées, un petit extrait : « les ricains ils …….. plus, ce qui compte maintenant c’est les « dates ». C'est ça leur kiff: avoir une "date" avec une gonzesse. "Ah super, j'ai une date !" » « -Pourquoi ils veulent des dettes ? Ils sont fous ou quoi, c'est quoi ça ?! » « C'est pas des dettes, qu'il est bête, c'lui-là. Des dates. » je ne mettrai pas la suite pour cause de petits frères et sœurs et autres âmes sensibles, pour ceux qui ne connaissent pas, demandez autour de vous, il y a bien quelqu’un qui saura compléter). Ensuite notre petite blonde pour se déconnecter de son boulot, va souvent continuer ses soirées dans des boites… de jazz ( ?!?)

Et puis moi… j’évolue tranquillement dans mon univers financier sans savoir vraiment ce que je fais là. Début du boulot à 9h00 tous les matins (ça c’est l’heure officielle, je vous laisse le soin de spéculer sur l’heure à laquelle j’arrive… spéculer, ahhhhh…), puis, je lis et réponds aux mails s’il y a des gens qui ont pensé à moi et m’ont écrit (j’adore me plaindre !), enfin, reste de la journée à essayer de comprendre la finance avec peu ou prou de succès, dans un open space où mes collègues parlent inlassablement cyclisme d’intérieur ( ?!?). Je suis mauvaise langue ; cette semaine ils avaient un nouveau sujet : la natation, puisqu’ils préparent un triathlon pour… juillet 2006 ! Soirées habituellement calmes entre théâtres, balades, sorties et autres activités.

Nous avons découvert les joies du doggy bag, du supermarché par internet, des brunchs, des bretzels, hot dog et autres mets délicats de ce pays. Nous sommes maintenant capables d’avoir un ordre de prix taxe comprise, de nous repérer dans Manhattan (particulièrement dans Soho) et les energumene qui se baladent dans les rues de notre quartier ne nous étonnent quasiment plus (oui enfin il y a des limites). Dans un de nos restaurants habituels, le Fanelli, nous avons découvert l’avantage des tips (pourboire pour les serveurs : ils ne sont payés que par les tips) lorsque la charmante serveuse m’a reversé mon plat brûlant sur le dos et a omis de s’excuser. (oui bon c’est vrai ce n’est pas comme si ça ne m’arrivait jamais mais ce n’est pas une raison) Pour la petite anecdote, nous avons aussi décidé que le papier toilette nous coûtait trop cher, du coup nous en récupérons dans les restos où l’on va dîner (si ce n’est pas pathétique). Je crois que je ne vous l’aurai pas raconté si Laurène ne m’avait pas dit ce soir, triomphante, qu’elle avait réussi à en prendre deux rouleaux : « tu sais ceux qui sont bien, qui sont dans un papier d’emballage… » (voila voila … si nos stages respectifs tournent vinaigre nous pourrons toujours nous recycler en responsable qualité chez Lotus). Je ne tergiverserais pas sur les maintes techniques savamment élaborées pour récupérer ce graal (non non non je n’exagère jamais).

Mon amie Camille (oui ça y est Cam tu es érigée au glorieux rang d’amie, tu n’es pas sortie de l’auberge…) m’a emmenée dans un nail shop pour se « détendre » grâce à une manucure et une pédicure. Initiation aux activités féminines qui nous a valu de nombreux fou rires notamment à cause des soins prodigués par nos cambodgiennes (oui c’est vrai je ne suis absolument pas sûr que ce soit des cambodgiennes mais je trouve ça plus drôle à dire que des chinoises). Celles ci ne supportaient pas que nous pouffions des qu’elles nous touchaient la plante des pieds. Elles se sont ensuite allègrement défoulées sous un prétexte vaseux de massage en martyrisant nos pauvres mains. Elles étaient tellement agréables que nous avons fini par jouer les pestes (que nous sommes certainement) en faisant perpétuellement des réflexions en français pendant toute la durée de notre torture. Bilan de l’histoire : des ongles peints en framboise, je vous laisse imaginer le désastre et à quel point cela me ressemble. Camille, quant à elle, a les ongles en marron, nous avions décidé que tant qu’à faire… oui je sais il y a des fois où il faudrait que l’on s’abstienne. J’ai l’impression d’être une petite fille qui a joué avec le maquillage de sa môman. Pour parfaire le tout mes jambes commencent à avoir le beau bronzage dues à mes superbes spartiates bref que du bonheur.

Après notre fabuleux moment détente, nous sommes allées voir, accompagnées de Guillaume, ou minou, une pièce de Shakespeare As you like it. Je dois tout d’abord avouer que je n’ai pas vraiment compris, Shakespeare en anglais ce n’est pas évident… Quoi qu’il en soit, je n’ai pas été franchement emballé, la mise en scène étant assez nulle et le choix de la mise en abîme à mon avis assez douteux. L’avantage avec ce genre de mails c’est que je peux vous raconter des choses nulles la contrainte d’écrire une fois par semaine me permet de n’avoir aucun scrupule quant au contenu. Puis week-end tranquille où j’ai tout de même appris à mes dépens que l’eau russe donnait mal au crâne et que ma bonne humeur matinale pouvait se prolonger pendant toute une journée… Nous avons aussi passé avec Laurene une soirée sur un bateau où la statut de la liberté refusait catégoriquement de se laisser prendre en photo. New York by night sur un fond de hip hop…

Cette semaine sera la dernière que nous passerons à Soho, déjà une petite mélancolie s’installe. Je crois que nous sommes aujourd’hui capables de faire un guide du routard assez détaillé de Nolita, Soho et leurs environs et perdre nos petites habitudes nous chagrine un peu. Quoi qu’il en soit nous déménageons dimanche, si tout va bien, puisque nous ne sommes pas à l’abri d’un renversement tardif de situation étant donné ma bonne étoile. Comme je ne suis pas une Forzy pour rien, nous avons récupéré un troisième colocataire pour le mois d’Août, le fils d’une amie de ta marraine Tiphaine.. Bref ce jeune homme a apparemment 18 ans et prend des cours de photos, je vous en dirai plus dans une semaine. Bref tout va bien… la petite vie suit son cours, voilà un peu mes petits riens quotidiens, il va falloir que je trouve urgemment des choses à faire pour pouvoir continuer à ce rythme. Pour ceux qui râlent parce que le mail n’est pas arrive dimanche, comment vous dire ???? M….

Je vous embrasse tous très fort,

Rosabelle.

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Septieme semaine.

Pour ceux qui suivent un peu, en effet je me suis trompée, c'était la sixième semaine et non la cinquième...

En relisant mes mails précédents pour me donner des idées pour entamer ce septième mail hebdomadaire, je me suis aperçue que je vous avais dit que j’allais me mettre au sport. Peu de gens (voir personne..) ne s’est enquis de mes prouesses sportives et… vous avez eu raison. En effet, cela m’est complètement (de façon très étrange) sorti de l’esprit. Donc pour enrichir mes soirées new-yorkaise, j’ai décidé de prendre des cours de théâtre (qu’elle originalité me direz vous… oui, bon zut on ne se change pas !).

Weekend tranquille avec le départ à notre grand regret de Jess…
Puis, la semaine commence et je troque mes lunettes de Polnareff et mes spartiates contre un pantalon de tailleur noir et un col roulet pour faire face aux salles réfrigérées du front office... encore une fois je me perds dans ces courbes qui me lassent et cette semaine me confirme qu'une réorientation est nécessaire : la finance ce n'est pas ma voie. Pas d'inquiétude, tout se passe bien, je comprends petit a petit de plus en plus de choses et ces 6 mois en finance me permettent de profiter de New York tout en ayant appris quelque chose de non négligeable : je ne ferai pas de finance. J'ai pas mal travaillé sur la création de la page web offrant aux clients des risk management tools, projet qui a été ajourné pour cause de financement (je vous promets c'est la réponse, ça m'a rendu folle) donc je continue à travailler dessus.

Pour mon appartement, tout c'est plutôt bien passé. J'ai négocié au maximum jusqu'au moment où j'ai compris que si j'allais plus loin je perdrai tout (en tout cas si ce n'était pas la limite ce n'était pas bien loin). Bref à partir du premier Août je serai dans mon loft.

Lundi soir j’ai eu mon premier cours de théâtre.
Suis arrivée quasiment à l'heure (ça c'est tout moi). Mon boss avait bien évidemment, pour la première fois depuis 1 mois et demi, absolument besoin de moi plus tard que prévu puisque le projet (vaste mot...) sur lequel je travaille sera présenté demain. Donc après une course effrénée dans les subways de Manhattan j'arrive éreintée au 120 Bank street où résident actuellement the HB studios (c'est pas pompeux comme nom ça...). Bon, bref arrivée remarquée, en nage, en retard, dans le cours de Miss Rose Arick professeur du cours "Scenes, etc. From Soup to nuts" (j'aime bien les détails). Locaux fort sympathique, j'aime bien le silence imposé par ces bâtiments : courir dans tout Manhattan, entourée des bruits de cette ville titanesque et ouvrir cette porte. Puis plus rien : silence, ce silence particulier, où tu sens les présences mais tu n'entends rien... déjà je sens que ça m'apaise. J'arrive dans la classe où l'on m'annonce que je serai la 13ème élève : ça me va! j'aime bien ce chiffre, ni trop, ni pas assez. Le professeur est une femme assez âgée aux allures sévères qui semblent plaisanter à tout bout de champ (j'en déduis ça rapidement car les élèves autour de moi rigolent et non pas parce que je comprends ses blagues). Les élèves, tour à tour (enfin dans la majeure partie des cas deux par deux), présentent leurs scènes. Je reconnais à ma grande fierté un passage des "trois soeurs" (en anglais, s'il vous plaît), après plus rien... débriefing ensuite du professeur : d'après ce que j'ai compris, ce n’était pas extrêmement précis ni constructif. A vrai dire je m’en fou un peu ça me permet d’apprendre l’anglais, rencontrer des gens et surtout de me défouler…

Puis enfin le week-end tant attendu… je me plonge dans mes bouquins, visite les galeries, profite de ma vie new-yorkaise. Suis en train de lire Dracula et me suis surprise à avoir, depuis fort longtemps cela ne m’était pas arrivée, une certaine angoisse du noir… ce livre est vraiment très bien…

Soirée du 14 Juillet, dans une mauvaise soirée chez l’ambassadeur… heureusement que mon amie Camille était là pour faire le clown et égayer cette soirée où la haute société se pavanait et m’ennuyait à mourir… Nous avons enfin de compte bien rigolé, dansé le twist (??!!??) et fait croire des énormités aux gens qui nous entouraient (il ne faut pas me donner de mauvaises idées comme ça…). Bref fin de soirée sympathique…

Ah oui ! Autre chose de très important que j’ai oublié de vous dire, je suis tombée amoureuse d’une toile. C’est une assez grande toile en acrylique d’un peintre russe, Nikolaï Makarov, exposée dans une galerie à Soho. Elle représente un grand escalier qui me rappelle l’escalier d’un manoir anglais (ne me demandez pas pourquoi), avec au fond une immense fenêtre. C’est une vision assez floue, à la fois très chaleureuse et très mystérieuse. Je suis absolument minable pour les descriptions de toiles, ça ne doit pas réellement vous parler mais tant pis je tenais à vous le dire. Cette toile me touche je ne sais pas pourquoi. Depuis deux semaines à peu près à chaque fois que je passe dans cette rue (et c’est relativement souvent puisque cette rue est accolée à Thompson street) je ne peux pas m’empêcher de m’y arrêter, ça m’apaise. (« bon elle va finir par nous raconter des trucs intéressants ?? » « non. »)

Hier soir, soirée passée avec les minous (deux adorables français, Camille et Guillaume) et leurs collocs, soirée qui me rappellent nos soirées gersoises avec une bouteille de vin rouge à parler théâtre avec Camille (oui c’est plutôt elle qui parlait théâtre, ma culture générale en la matière, et en bien d’autres, étant loin d’être suffisante… j’apprends donc de jour en jour et c’est déjà ça…) puis à jouer aux cartes dans une atmosphère très détendue (sauf pour le perdant bien évidemment). Cette soirée m’a fait beaucoup de bien…

Laurène va bien… ce soir elle me fait tester les sushis. Priez pour moi (pas tous, Olivier abstient toi...)

Sinon ma petite vie new-yorkaise continue, se passe globalement bien…

Je vous embrasse tous fort et attends de vos nouvelles comme d'habitude impatiemment...

Rosabelle.

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Cinquième semaine (oh my god!)

Suis affalée sur mon canapé, écoute de la musique, incapable de bouger pour cause de lendemain de soirée difficile…

Semaine de filles, une vraie, rythmée par la présence de l’agréable hystérique Jess. Cohabitation à trois fort sympathique, Jess, on t’adopte ! Soirées autour de bouteilles de vins rouges, dans des petits bars ou chez des amis, à parler chaussures vintages, voyages divers, grands projets et biensûr, messieurs, un peu de vous… Sex and the City, version petites françaises, à ce brûler les yeux dans des magasins hors de prix, à prendre la pose (pour votre plus grand plaisir je le sais… et à la demande plus qu'autoritaire de ma petite soeur Tiphaine), bref semaine où l’on a « crunching the big apple with full teeth ».

Quelques petits problèmes lié à l’appartement puisque notre ami le squatteur à l’écran plât refuse définitivement de quitter MON loft. Nous avons donc appris cette semaine à montrer à ces américains que des petites françaises pouvaient se défendre, certes avec leurs petits moyens mais c’est déjà ça… Coups de téléphones aux quelques juristes et avocats new-yorkais que nos carnets d’adresses pouvaient, par connaissances interposées, nous offrir. Apprentissage de mots tels que dommages, préjudices, obligation de fin et de moyens, etc. Puis on met la pression… La difficulté est de savoir jusqu’où on peut aller, à quel point je peux négocier, je vous raconterai l’aboutissement la semaine prochaine, que vous sachiez si le 1er Août, nous dormirons sous le Brooklyn Bridge ou dans un loft de timbré à ground zero.

Après midi dimanche à Thompkins Park, un jeune homme m’envoi un freezebe dans la tête, arrive gêné, parle quelques minutes avec moi et me demande mon numéro de téléphone. Je lui réponds que je n’ai pas de téléphone et que je n’ai pas non plus de papier ni de crayon pour noter le sien. Il pousse un rire nerveux. Je me rend alors compte, que sur ma serviette, sont paisiblement installés un cahier, un bic et bien évidemment pour clôturer le tout, mon téléphone portable. Bien joué ! Je balbutie que le téléphone est celui de ma colloc (enfonce toi ma fille), puis je repars à mon tour gênée me rendant à l’évidence, je suis grillée à des miles.

Sinon boulot rien de palpitant en ce qui concerne l’évolution des Interest Rate Swap sur le marché américain.
Si, mon voisin de front s’est fait virer ! il est arrivé à l’heure du déjeuner, les yeux rouges et bouffis, le sourire pour essayer de masquer ses larmes. Il a pris ses affaires, s’est approché de moi : « Take care, little girl » « take care». Mon ventre se noue. Bilan de l’histoire je suis à côté d’un chinois, c’est moins dangereux mais beaucoup moins drôle.
Lundi, normalement, je commence mon premier cours de théâtre… affaire à suivre.
Bref la petite vie suit son cour…

Je vous embrasse tous bien fort,

Rosabelle.

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Cinquième semaine… début de la routine ?!!?

Il me faut une phrase d’accroche à la noix pour commencer ce mail… et oui ça y est un mail par semaine et je me la joue écrivain, peur de la page blanche et compagnie…

Ah oui au fait, la prochaine fois que je promets à l'un d'entre vous d'écrire un mail par semaine rappelez moi que je gagnerai parfois à me taire...
Revenons à la dure réalité de la vie, qui se traduit ici par un petit dimanche à la limite des hamptons invitée par l’amie d’un ami d’un ami de Clémence (oui en gros je squatte…). Départ huit heures de Penn station (si ce n’est pas inhumain un dimanche matin…), sans ma chère et tendre colloc qui préférait faire la grasse matinée. Après une heure et demi dans un train réfrigéré (les américains n’ont toujours pas compris que l’on pouvait régler la climatisation…), nous nous retrouvons dans une immense maison les pieds dans l’eau... Je ne suis pas réellement à l’aise de débarquer comme ça mais l’odeur des croissants chauds et de l’orange pressée que nous offre notre hôte à notre arrivée me fait vite passer outre la culpabilité. Je vous passe les détails concernant le cadre idyllique dans lequel nous nous trouvons à ce moment là, je vous joindrai les photos. Nous partons ensuite nous reposer près de la piscine avec interdiction formelle d’aider (promis papa j’ai vraiment essayé…). Il fait un temps superbe, nous sommes allongés sur des transats et Juliette (l’amie de l’ami …bref) nous apporte de temps en temps (à mon grand gène) de la pastèque prédécoupée (??), du saucisson et des concombres en petits morceaux. Il faut remettre les choses dans leur contexte cela fait 1 mois que je dîne et déjeune à New York et que nous luttons pour pouvoir manger à un prix raisonnable. Lorsque nous passons à table à l’heure du déjeuner (j’ai tout de même réussi à l’aider un peu pour mettre le couvert), la maman de Juliette nous apporte une immense salade tomate mozzarella (fraîche) et basilic accompagné de grillades. Comment vous traduire mon bonheur à ce moment là ?? de la mozzarella !!!! des grillades !!! puis du FROMAGE !!! le tout bien évidement accompagné de pain de campagne et de vin français. Nous passons donc notre après midi à la plage… farniente sous un ciel superbe. Bien évidement mon bronzage est pitoyable puisque j’ai (oui comme d’habitude) mal étalé la crème solaire et que je me retrouve avec des traces de doigts sur les jambes et le dos ! Fin de la journée chez Juliette avec des morceaux de bœuf qui m’ont fait monter les larmes aux yeux, un gratin aux aubergines incroyable et des fraises et des cerises (je sais ça vous parait banal, mais ici ça frise le miracle).

Le retour fut difficile, moral au plus bas, mais sans comparaison avec mon retour chez Dexia le lendemain matin.

Reparti pour une semaine de galère, de finance, de IRS, de SWAP, bref de choses passionnantes. Tom m’a donné une autre mission, je suis responsable d’un projet qui consisterait en créer des services en ligne pour les clients de Dexia (un peu plus funky, il est vrai que moins aurait été difficile). Je voulais juste vous donner des nouvelles de mon irlandais (mais si celui qui travaille juste à côté de moi)… ce charmant jeune homme à rater lundi une trade. De colère, il n’a rien trouvé de mieux que de frapper avec sa tête un des quatre superbes écrans plats qui composent son poste de travail. Enorme bruit, gros silence, ya pu écran (y’a pu…et oui ma Solenne). Ce n’est pas comme si ce genre d’écrans coûtés 5000 $... casse plutôt la souris!! Bref c’est une autre culture. Il faut que j’élabore un plan pour changer de place, j’ai trop peur qu’il me prenne pour un écran plat…

En ce qui concerne l’appartement, je ne sais pas si je vous l’ai dit dans mes précédents mails mais nous avons trouvé un petit appartement pas mal du tout. Le seul problème (parce qu’il doit y en avoir un..) c’est que le monsieur qui habite actuellement dans cet appartement refuse de le quitter (oups). Bref lui aussi squatte, un squatteur avec un immense écran plasma dans un loft downton et oui il y a des gens malheureux… Donc nous attendons des nouvelles… Je commence petit à petit à prendre mes petites habitudes : le libanais en bas du bureau sait comment je prends mon café, le concierge de Dexia me fait remarquer lorsque je suis en retard le matin et les rues me paraissent plus familières. Il me faut maintenant trouver quelque chose le soir à faire, une activité régulière qui me permettrait de rencontrer des new yorkais ; je sent que la découverte de la ville, le soir, ne me suffit plus.

Demain je ne travaille pas Youhou !!!! Nous sommes le 4 juillet : donc demain feux d’artifice, je pense que cela va être impressionnant ! je vous raconterez…

Pour la « famille », c’est le cœur serré que je me vois dans l’obligation de vous annoncer que je ne serai pas des vôtres en Août… (je compte sur vous pour bien faire comprendre à tout le monde à quel point la soirée aurait été mieux si j’avais été là, combien je vous manque, etc.)

Ah oui deux choses pratiques je ne reçois pas les textos, sur aucun de mes portables, donc merci à ceux qui m’en ont envoyé et désolée de ne pas vous avoir répondu (oublie cette excuse, je ne te croirai pas). Sinon mon numéro est le 0870 449 590, de France ça vous coûte le prix d'une communication locale et vous pouvez me laisser des messages lorsque je ne peux pas vous répondre (des compliments, tout ça…).

Encore une fois, écrivez moi, cela me fait tellement plaisir…

Je vous embrasse tous.

Rosabelle.

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Quatrième semaine (déjà…)

Je commence par vous raconter une histoire 100% Rosabelle, Clémence et Laurène m’en ont voulu de ne pas vous l’avoir racontée la semaine dernière donc je le fait cette semaine. Le soir de l’anniversaire de Laurène, soirée un tout petit peu trop arrosée (papa tu n’es pas obligé de lire ça aux petits), nous rentrions en métro d’une boîte appelée le 58 (très original, c’est le numéro de la rue). Au moment où nous devions descendre (Prince Street), je m’attarde un tout petit peu pour finir de raconter mon histoire(pas très intéressante, re-100% Rosabelle), puis au moment où je décide de sortir du métro la porte se ferme. Je décide donc de mettre mon pied (dans mes souvenirs quand vous faites ça à Paris la porte s’ouvre, mais vous me direz je ne suis pas allée souvent à Paris donc ces derniers, mes souvenirs, sont peut être erronés). Bref, une fois avoir mis le pied, la porte s’ouvre un tout petit peu et je passe ma tête (elle est là l’erreur), la porte se referme me pince le nez au passage, fait valdinguer mes lunettes sous le regard ébahi des trois pèlerins présents dans le métro, l’étonnement de Laurène et l’œil moqueur de Clémence. S’en ai suivi un fou rire dont je préfère ne pas me souvenir puisque je n’y ai pratiquement pas participé cherchant mes lunettes (problèmes récurrent d’une myope : sans ses lunettes, elle ne peut les trouver) et essayant de réprimer mes larmes dues à la perte de mon nez (je n'éxagère jamais...). J’ai donc en plus loupé ma station. Voilà voilà… bref une de plus...

Sinon nous avons passé avec Laurène notre dimanche à Brooklyn. Je ne m’attarde pas sur les minutes perdues dans le métro parce que j’étais persuadée de connaître le chemin. Puis descente à Marcy avenue, précédées d’une famille, apparemment la mère et ses cinq enfants dans leurs plus beaux apparats. Je me suis crue très maligne en faisant la remarque à Laurène que nous avions à faire à la famille de « priez pour nous » (pour ceux qui ne connaissent pas c’est la version plus nombreuse de la famille le Quesnoy dans « la vie est un long fleuve tranquille »). Je me suis ensuite rendu compte, à la vue du quartier que nous avions visité, que c’était certainement de la synagogue et non de la messe qu’elles sortaient à la vue des péotes et des kipas des hommes et garçons de ce quartier. Je vous assure ce quartier est très étrange on croirait revenir 50 ans en arrière. Les habitants ressemblent a si méprendre à des personnages des films américains des années 60's (si quelqu'un me demande un exemple certes je n'en ai pas... c'est l'impression que ça me donne c tout...oh ca va). En continuant un peu plus loin à la recherche désespérée d’un endroit où déjeuner, nous nous sommes arrêtés en plein milieu d’une rue pour écouter un groupe de musiciens : musique cubaine. C'était compay secundo en live... Plus loin en rentrant sur Soho quatre blacks en costumes chantaient du gospel. Bref un petit dimanche tranquille comme je les aime.

Sinon reprenons nos histoires de finance… lundi matin : limousine !!!!! Ca c fait.

Puis journée dans locaux très sécurisés à vérifier des données auxquelles je ne comprenaient rien mais bon… enfin retour avec un employé de la boîte inintéressant, dans un 4x4 quasi tunning techno à fond, qui faisait des blagues d’assez mauvais goût, qui a fini par me dire que sa femme était enceinte et qu’il avait envie d’appeler leur bébé Rosabelle. "I looooooooooove this first name". NO WAY !!! J’ai passé la fin du trajet à lui expliquer que cela pouvait être traumatisant pour une petite fille et que c'était difficile à prononcer dans certains pays (oui je sais on fais ce qu'on peut...). Je ne pouvais pas me résoudre à ce que sa fille s’appelle Rosabelle (et elle est prétentieuse avec ça !!).

Semaine harassante, puisque mon boss m’a donné un logiciel dans lequel je suis la trésorière d’une société virtuelle (commençons par le virtuel……. et restons en là, non ?). Après deux jours durant lesquels mon crétin de boss virtuel John Macfersen (quelle drôle d’idée !!!!) n’a pas arrêté de me dire que je n’étais pas concentrée et que mes réponses était fausses, j’ai eu le droit à mon heure de gloire mercredi lorsqu’il m’a enfin annoncé « I agree with you. I think you are a very competent treasurer. Keep up the good work ! Thanks. » Je n’ai pas osé lui avouer qu’à force de refaire un QCM, on fini toujours par avoir la bonne réponse (certains voient de quoi je parle, non ??). Voilà sinon je croit comprendre un peu plus chaque semaine mais ce n’est toujours faramineux.

Ah oui, j’ai eu une promotion ! Maintenant j’ai une chaise qui monte, descend, trop confortable (avant ils m’avaient mis une mauvaise chaise pourri naze)(qu’est ce que je peux raconter comme trucs nuls !) et un téléphone. J’ai qu’une trouille : c’est qu’il sonne ; la seule fois où j’ai répondu, un gars m’a posé une question et comme je n’ai rien compris, j’ai répondu « yes ?!? ». Encore erreur ! Il m’a dit « thanks a lot » et a raccroché. Je ne sais toujours pas ce qu’il a bien pu me demander !

Hier soir, soirée avec des français dont un russe français un peu trop en forme pour que cela soit catholique… Il était totalement outré par une banque américaine qui lui avait bloqué son compte parce qu’il recevait un peu trop souvent des virements de 10000$ ( ?!!?). Il ne comprenait pas que la banque lui explique que comme il était étudiant il n’était pas très net qu’il reçoive de telle somme. Il a rit en répliquant « ils voudraient que je vive avec 500€, c’est inimaginable ». Vu qu’il ne me parlait pas réellement, il s’écoutait plutôt parler, je n’ai pas osé lui donner mon avis sur la question. Puis on m’a expliqué que son père lui donnait 6000$ par mois, qu’il détestait sortir s’il n’était pas entouré de mannequins (c’est peut être pour ça qu’il ne me parlait pas vraiment..), qu’il adorait finir ses soirées dans des suites avec ses « amis » en buvant du champagne et en se poudrant le nez. Je me suis assez rapidement dis que je connaissais déjà beaucoup trop de choses sur ce charmant jeune homme ! En regardant autour de moi je me suis rendu compte qu’il était somme toute assez banal de voir ce genre de spécimen à New York. Ca y est j’ai vu ce que ça pouvait donner...la communauté française là bas est la plus facile à rencontrer mais apparement pas la plus interessante.je ne pense pas que je vais en abuser. Plus ça serait de la gourmandise. Je me sent mieux dans une petite soirée sans paillette ni mannequin.

Voilà pour cette semaine. Certains d'entre vous m'ont fait remarquer qu'il ne m'étais pas encore arrivé de grosses tuiles et que c'était louche, à eux et à ceux qui le pensent très fort, je voudrai juste vous dire NE ME PORTEZ PAS LA POUASSE SVP!!

Demain plage !!!

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Troisième semaine :

Petit mail hebdomadaire….

Certains le savaient certainement déjà nous étions censé avoir trouvé un super appartement avec Laurène pour un prix raisonnable : loupé. Donc je me suis lancée dans une course effrénée à la recherche de l’appartement idéal… J’ai visité un nombre de taudis incroyable pour 2900$ (des broutilles….) pour un 3 bedrooms j’ai pu visiter des appartements en ruine ou l’odeur de renfermé essayait de rivaliser avec l’odeur de pourriture (il y a des propriétaires qui n’ont vraiment honte de rien…). L’avantage c’est que je ne suis pas seule dans cette recherche d’appartement, Clémence vient avec moi c’est sympa (pour ceux qui ne la connaissent pas re-« venez dans le Gers », et oui nous sommes deux gersoises à Manhattan). Bon bref tout ça pour vous dire que je n’ai toujours pas trouvé mais je m’y attelle.

Sinon parlons un peu boulot (j’en connais déjà qui se disent la ca va être plutôt drôle vu que c’est une quiche en finance… Mauvaises langues !!!). Bon c’est vrai je ne suis toujours pas devenu une financière hors pair et je dois un nombre de bière incroyable à mon patron qui me fait payer mes « barbarismes » financiers par des boissons alcoolisées (alors la je dis pas bravo…). Sinon je suis un petit peu devenu un agent secret ; je sent que vous me croyez pas… on a des empreintes digitales pour pouvoir accéder à certains dossiers de la boîte (si c’est pas la classe) en même temps c’est vrai qu’avec moi ils risquent pas grand chose vu à quel point je comprend ces courbes multicolores et ces chiffres interminables… on m’a aussi donné (prêté) un espèce de bipeur où les codes changent toutes les minutes. Alors pour pouvoir accéder aux réseaux sécurisés de la boîte il faut que je mette mon doigt à un endroit précis sur le clavier puis que je rentre le fameux code qui change toute les minutes. (J’adore je trouve ça trop classe). Donc je suis un peu un agent secret… oui un agent secret qui ne comprend pas grand-chose en finance et alors ça doit arriver ! Bon j’ai décidé que le prochain verre que je prendrai sera une vodka martini à la cueillere pas au shaker (à oui j’ai aussi goûté le cosmopolitan juste pour la frime). Voilà donc semaine où j’ai réalisé quelques rêves d’adolescente… et lundi je vais dans le new jersey en limousine payé par la boîte s’il vous plait ! Quand je relis ce que je suis en train de marquer je trouve ça surréaliste et je me prends un peu pour une mytho. Ah oui j’ai oublié de vous raconter le gars à côté de moi s’appelle Tommy il est roux. A chaque fois qu’il réussi une bonne trade il hurle et manque à chaque fois de me tuer. « Oh my god !!! » « excellent !! » « yeap !! ». je ne vous parle même pas de la fâcheuse manie qu’il a de fredonner Arizona dreaming ( ????) toute la journée. Je vous promets je vais finir par l’assassiner avant la fin de mon stage !!!
Soirées tranquilles, juste un petit coup de blues hier soir (désolé Olivier) mais avec un gâteau au chocolat et un coup de téléphone à toute la petite famille et ça repart.

Ah oui j’ai aussi décider de faire un peu de sport (oui je sais je ne tiens pas souvent mes bonnes résolutions) Sinon vendredi soir c’était l’anniversaire de Laurène nous sommes donc sorties. On s’est retrouvée grâce à la sœur d’Eilleen (+ 1 « gersoise ») dans une boîte assez branchée avec des femmes aux jambes à vous donnez le vertige (oui comme les buildings).

Voila pour la semaine : crevée… Je ne suis pas sur de pouvoir tenir d’un mail par semaine mais je tente.

Vous embrasse tous. Une pensée particulière pour ma pitite famille et les « frangins » dont le benjamin n’écrit pas beaucoup.

Attends tous de vos nouvelles

A bientôt

Rosabelle

P.S : Tiphaine si tu voyais la façon de manger des américains ça te rendrait folle, ils sont bien pire que Tristan et Solenne. Tristan et Solenne votre mission est de voir deux fois plus d’étoiles filantes puisque je ne pourrais pas les voir. Albane amuse toi bien au Portugal. Quentin (+ les frangins) préparez moi une soirée de folie

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Suite...

Bon reprenons où je vous ai laissé...

Nous sommes donc au début de la première semaine à New York City...

Nous commençons déjà à avoir peur car les dolls disparaissent trop rapidement, et nous nous rendons compte qu’il faut gérer nos comptes... et oui...

En discutant avec notre vieille voisine aux cheveux oranges (non pas roux), nous apprenons que le moins cher pour trouver de la nourriture est Chinatown. Banco : départ pour Chinatown. Pour nous y rendre nous traversons Little Italy et deux "blocs" plus loin, nous passons sans nous en apercevoir de l'Italie à la Chine en moins de cinq minutes.
Chose incroyable : cette ville nous permet de faire un tour du monde très rapidement...
Le lendemain, Laurene meurt d'envie de visiter Harlem et de prendre un brunch au cotton club. Vous savez bien qu'en ce moment, je ne peux pas lui refuser grand chose (re-problème de vie commune)... Nous sortons donc du métro, agressée par une odeur de friture et découvrons le paradis des fast foods: Mac Do, Subway, KFC, pizza hut. Nous sommes en pleine journée mais les rues ne me rassurent pas, cette odeur me retourne le coeur. Je découvre l'autre côté de Manhattan où les gravures de modes habillées en DKNY ("I am a model at Ford", "I love fitness") se sont soudains transformées en mama obèses en jogging et T shirt aux couleurs du drapeau américain ("Imagine this fucking bullshit... this son of bitch says..."). J'avouerai que leurs cris à l'égard de leurs enfants m'effraient un peu. Pourtant ce quartier n’est pas si désagréable, les rues sont rythmées par le hip hop et je peux enfin voir l’Amérique dans tout ce qu’elle à de plus stéréotypée. Nous marchons pendant environ ¾ d’heures pour se retrouver devant le cotton club bien évidemment fermé (loupé !). Puis la semaine commence, et avec elle la finance. Je me réveille, Laurène dort encore (veinarde), il lui reste 2 heures à en profiter. Je prends le métro avec un café à la main et un ipod sur les oreilles (une vrai petite américaine…). Les longues journées de travail recommencent, je ne suis toujours pas sur de comprendre et encore moins d’aimer mais je m’interdis dans ces moments là d’y penser… avancer, apprendre le maximum… New York a un prix…

Puis, je sors enfin du boulot à 17heures je n’ai pas eu de pause et je rentre tranquillement à Soho. Le meilleur moment de la journée arrive, je peux flâner dans les galeries ou encore choisir un petit café (que je n’ai pas encore essayé de préférence) prendre un demi expresso (ça c pour les économies) et lire tranquillement (je remercie mon conseillé ; « les raisins de la colère » sur le banc d’un terrain de basket ont une saveur particulière). Puis Laurène rentre vers 19 heures fin de journée souvent banale (enfin pas tant que ça nous sommes à NYC).

Je ne peux pas m’empêcher de vous retranscrire le petit mot de Laurène jeudi matin : « Rosabelle, ma chérie, je t’adore, mais essaie de faire un tout petit effort pour le bordel du salon »…

Enfin fin de semaine agréable, balade sur le pont de Brooklyn, soirée dans un bar à Jazz, etc.

Le côté le plus désagréable de NY, c’est que nous sommes perpétuellement sollicité par les pubs, les magasins incessamment ouverts, les vendeurs à la sauvette, etc. La nourriture est extrêmement chère, 2$ le yaourt dans le boui boui en bas de chez nous il y a de quoi se faire peur. Je regrette les tomates difformes et juteuses de Marie Claude, les melons de Madame Moure, et les fruits de madame Porterie (pour ceux qui ne connaissent pas, venez dans le Gers), encore une fois bien loin de chez moi.
Voilà à peu près pour cette semaine, je pense à vous et vous embrasse. Juste un peu déçu que certains m’écrivent pas ou peu, la distance vous rend accros aux nouvelles et bien évidemment merci à ceux qui ont fais l’effort de le faire.

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Premiers moments a New York City

alors par ou commencer??? ("le début Rosabelle, le début...")

depart Paris 15h55 pour New York city wahooooooooo

arrivée morte, explosée à New York... Après l'attente d'un bus miteux pour rejoindre Manhattan, une galère innommable pour récupérer les clés nous arrivons enfin à Thompson Street vers 23h00. Comment vous décrire Thompson street??? A 1 minute de Broadway, notre rue ressemble à un décor de carton pâte. "Dans l'un des quartiers les plus prestigieux de New York, Thompson street conserve la saveur du vieux South Village italien" (lonely planet). Bref nous nous retrouvons dans la rue la plus sympa du plus beau quartier de New york. En face de la maison un petit terrain de basket très américain ou des jeunes du quartier se retrouvent pour traîner et où les vieux jouent aux cartes. Bref nous sommes dans un film! Nous nous retrouvons entourées de toutes petites galeries où sont exposées tout naturellement des tableaux d'Andy Wharroll, Picasso, Dali et autres inconnus du même genre.

Après cette brève description, reprenons le cours normal des évènements... Levées 5h00 du matin le vendredi parce que Laurene avait peur que je sois en retard à mon stage (????) qui commençait a 9h00. Oui, c'est vrai j'ai quand même réussi à être en retard (chut...) mais on ne change pas les bonnes vieilles habitudes!! J'Arrive donc sur Park Avenue, après m'être maintes fois perdue, dans un tout autre décor. Si Thompson Street ressemble à un petit village italien, Park Avenue est le quartier des affaires par excellence. Tout ces immeubles et ce va et vient permanant me donnent le vertige, je suis loin de mon gers natal... Je rentre donc dans les locaux de Dexia; après m'être fait des milliers de films sur la finance à New York, je suis arrivée au 7th floor où la responsable des ressources humaines m'attendait.

Matinée harassante où la DRH n'en finis plus de me brieffer sur toutes les formes de discrimination et d'harassment possible et inimaginables. Rencontre avec mon supérieur hiérarchique Tom Creuster, belge et sympas (?!?). On me montre ensuite mon "bureau", je suis donc à côté de ce bon vieux Tom avec devant moi quatre écrans d'ordinateurs (qu'est ce que je vais bien pouvoir en faire?) où s'affichent de très jolies courbes de toutes les couleurs (mais qu’est ce que ça peut bien vouloir dire??) et des listes de chiffres interminables qui ont la bonne idée de changer en permanence (ça me donne déjà mal à la tête...). Je passe sur les explications financière de mon boss (en fait j'ai rien compris sinon je vous les ferais volontiers partager....).Retour dans l'appart où Laurene me raconte sa journée notamment qu'elle a réussi à prendre en photo un écureuil mort écrasée avec une cigarette à la bouche (?!!??). Elle voulait absolument me le montrer (je ne pouvais pas lui refuser cela aurait pu créer une scène de ménage, et vu que nous dormons en ce moment dans le même lit je me méfie). A la vue de ce magnifique écureuil, et notamment à la vue de sa superbe queue je me permet de lui soumettre l'idée que son écureuil est peut être un rat! (elle est étrange...) ce qui provoque bien évidemment une crise d'hystérie : Laurène déteste les rats!

Ah oui j'ai oublié de préciser que nous avons un troisième colloc qui n'est pas du tout au goûts de Laurene : une petite souris qui la fait hurler et monter sur une chaise extrêmement vite (elle s'est découvert grâce à ca un don pour le saut en hauteur).

Samedi soir, soirée dans un loft de grand malade, avec des gens "tout ce qu'il y a de plus fréquentable" bref j'étais très mal à l'aise. L'avantage : boisson gratuite, FROMAGES et une vue imprenable sur New York!!!!

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